Plus ou moins trente
Réalisateur : Michel Lam
Monteur : Martin Gendron-Richard
2003
Le titre de ce court métrage de fiction, Plus ou moins trente, correspond sûrement à une histoire de famille avec trois générations présentées dans le film. Il est difficile d’analyser le titre, mais on peut facilement faire un lien avec le fait que la moyenne entre les générations est souvent trente années. Peut-être alors que le père constitue le milieu ; trente ans avant il y a le personnage principal (son fils) et trente ans après son père (le grand-père du personnage principal).
L’action est amenée de façon très lente. Au début, on voit un homme occupé à regarder de vieilles photos d’enfance, puis il y a un retour dans le temps alors qu’on le voit jeune garçon. On apprend ensuite que son grand-père est malade (il y a cependant une certaine confusion à savoir si ce n’est pas plutôt son père) et on découvre une jeune femme, Anna, qui s’occupe de lui. À mesure que l’histoire avance, on en sait un peu plus. On apprend que Guillaume (le protagoniste) est un écrivain et que son père a toujours refusé l’idée que son fils aime la littérature. On a donc ici un espèce de triangle inter-générationnel qui n’aboutit jamais vraiment à quelque chose et qui laisse énormément d’interprétation au spectateur.
La trame sonore ajoute efficacement, à certains moments du film, beaucoup de suspense. La lumière tourne autour de tons de gris et de vert, pour montrer l’ambiance triste et malade de la maison du vieil homme. Dans quelques scènes, on laisse des moments de silence qui sont également très inquiétants. Il y a peu de dialogues au début du récit, jusqu’au moment où Guillaume et Anna se rapprochent. Il y a surtout des plans moyens et des plans rapprochés dans le film, ce qui fait qu’on se sent très distant envers les personnages.
Le montage est un mélange de discursif et de correspondance. Il y a des retours dans le passé et le film est monté de manière à ce qu’on peut créer des liens entres les images vues. À la fin de Plus ou moins trente, le montage crée un parallèle important : celui de deux satisfactions. D’abord, le grand-père qui allume sa cigarette et fume en cachette et le petit fils qui fait l’amour avec la jeune femme.
Cote : 6,5/10
dimanche 15 avril 2007
mardi 27 mars 2007
Borderline
Réalisatrice : Catherine Therrien
Monteurs : Ricardo Costa et Myriam Lisée-Castan
2006
Dans le petit village de Stanstead, tout semble bien normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’en plein milieu d’une rue, la ligne jaune sépare le village en deux pays : le Canada et les États-Unis. Les habitants de cette rue sont donc contraints, à chaque jour, de passer aux douanes à chaque fois qu’ils ont des achats à faire ou qu’ils désirent tout simplement traverser de l’autre côté. Portrait d’une situation peu commune et de ces villageois au quotidien peu habituel.
Borderline met en scène Jp taxi, Tony (un vieil américain), Yollande et Francyne (deux personnes âgées), Daniel (un employé aux douanes) et Raymond, le maire du village. Les personnages sont amenés avec leurs noms sur un fond noir et discutent lors d’entrevues dans leurs domiciles, dans le village, à l’extérieur et dans le taxi de Jp Taxi. Tous semblent très pertinents, à part peut-être pour Francyne et le maire, qui n’offrent pas vraiment de nouvelle approche au film. Autres lacunes sur le plan du contenu et du récit : d’une part, on aurait dû savoir le nom du village dans les touts débuts. D’une autre part, un peu plus d’humour n’aurait pas été de refus!
Dans un contexte des événements du 11 septembre 2001, ce documentaire tombe bien. Il est intéressant de voir comment ces gens vivent dans une telle absurdité et dans l’illégalité à chaque jour. Le traitement est assez original et on sent une certaine spontanéité qui se dégage à travers certaines actions du film. Cependant, le tout manque un peu d’homogénéité.
Du côté technique, il y a un manque certain de visuel pendant les entrevues. La prise de son est quelque peu mauvaise, il y a un problème de caméra il n’y a pas assez de transitions. Les coupures sont parfois très brusques entre les images et le son. Finalement, le montage est discursif, car il établit des relations de sens et des raccords d’idées entre les réalités des personnages.
Cote : 6/10
Réalisatrice : Catherine Therrien
Monteurs : Ricardo Costa et Myriam Lisée-Castan
2006
Dans le petit village de Stanstead, tout semble bien normal. Ce qui l’est moins, c’est qu’en plein milieu d’une rue, la ligne jaune sépare le village en deux pays : le Canada et les États-Unis. Les habitants de cette rue sont donc contraints, à chaque jour, de passer aux douanes à chaque fois qu’ils ont des achats à faire ou qu’ils désirent tout simplement traverser de l’autre côté. Portrait d’une situation peu commune et de ces villageois au quotidien peu habituel.
Borderline met en scène Jp taxi, Tony (un vieil américain), Yollande et Francyne (deux personnes âgées), Daniel (un employé aux douanes) et Raymond, le maire du village. Les personnages sont amenés avec leurs noms sur un fond noir et discutent lors d’entrevues dans leurs domiciles, dans le village, à l’extérieur et dans le taxi de Jp Taxi. Tous semblent très pertinents, à part peut-être pour Francyne et le maire, qui n’offrent pas vraiment de nouvelle approche au film. Autres lacunes sur le plan du contenu et du récit : d’une part, on aurait dû savoir le nom du village dans les touts débuts. D’une autre part, un peu plus d’humour n’aurait pas été de refus!
Dans un contexte des événements du 11 septembre 2001, ce documentaire tombe bien. Il est intéressant de voir comment ces gens vivent dans une telle absurdité et dans l’illégalité à chaque jour. Le traitement est assez original et on sent une certaine spontanéité qui se dégage à travers certaines actions du film. Cependant, le tout manque un peu d’homogénéité.
Du côté technique, il y a un manque certain de visuel pendant les entrevues. La prise de son est quelque peu mauvaise, il y a un problème de caméra il n’y a pas assez de transitions. Les coupures sont parfois très brusques entre les images et le son. Finalement, le montage est discursif, car il établit des relations de sens et des raccords d’idées entre les réalités des personnages.
Cote : 6/10
dimanche 25 mars 2007

Marie Dormante
Réalisateurs : Bruno Santerre et Geneviève Desautels
Montage : Lynn St-Germain et Geneviève Desautels
1994
Marie, jeune femme atteinte de sclérose en plaques, est confinée dans une chaise roulante. Encore sous les ailes protectrices de sa mère, elle habite dans un petit appartement et fait appel à des préposés aux bénéficiaires pour s’occuper d’elle. Un jour, Marie reçoit la visite d’un nouveau préposé, un homme avec qui elle entretiendra une étrange relation.
L’esthétique de Marie Dormante fait très «années 80». Ce court métrage de fiction rappelle les films du courant impressionniste. Les réalisateurs ont misé sur des gros plans sur les personnages, pour qu’on voit l’intimité qu’il y a entre les deux protagonistes. L’éclairage dur et sombre et la caméra dans les espaces clos forcent le spectateur à se sentir prisonnier, tout comme Marie, dans sa maison.
Tout le récit est basé sur la volonté, le désir et un certain paradoxe. En effet, on peut voir Marie comme étant une femme contrôlée, mais malgré tout c’est elle qui joue le vraie rôle de manipulatrice. Au début du film, on présente la relation entre la mère et sa fille. L’action commence lentement afin de bien montrer le rapport qu’il y a entre les personnages. On ressent un drôle de malaise et une tension face à cette scène. Puis, le film change carrément de trajectoire dès que Marie et son préposé s’enferme dans la salle de bain. L’ambiance devient orange, chaude et l’intimité s’installe dans un tourbillon de passion entre les deux inconnus… Et on retourne habilement à la réalité par la suite.
Du côté du montage, la scène érotique est mise à l’avant avec les fondus enchaînés et constitue une ellipse qui étire énormément la durée du film. Sans dialogues, elle a beaucoup plus d’impact et les monteuses ont voulu garder les paroles pour donner de l’information seulement. Il y a très peu de sons, ce qui contribue au réalisme du film et la musique est seulement utilisée pour la scène érotique, afin de lui donner un ton particulier.
Ce qui est le plus frappant dans Marie Dormante, c’est le jeu des deux comédiens, Luc Picard et Marie-Hélène Montpetit. À l’écran, ils ont réussi à montrer une certaine affection et intimité. Luc Picard, dans le rôle du préposé, joue avec brio le personnage mystérieux qui se révèle, puis qui se laisse rejeter par la jeune femme à la manière d’une «escorte». Marie, quant à elle, se veut une muette au corps endormi au début du film, mais devient peu à peu la manipulatrice. Bref, Marie Dormante est beaucoup plus une performance d’acteur qu’une œuvre intéressante pour ses qualités techniques et esthétiques.
Cote : 6/10
Réalisateurs : Bruno Santerre et Geneviève Desautels
Montage : Lynn St-Germain et Geneviève Desautels
1994
Marie, jeune femme atteinte de sclérose en plaques, est confinée dans une chaise roulante. Encore sous les ailes protectrices de sa mère, elle habite dans un petit appartement et fait appel à des préposés aux bénéficiaires pour s’occuper d’elle. Un jour, Marie reçoit la visite d’un nouveau préposé, un homme avec qui elle entretiendra une étrange relation.
L’esthétique de Marie Dormante fait très «années 80». Ce court métrage de fiction rappelle les films du courant impressionniste. Les réalisateurs ont misé sur des gros plans sur les personnages, pour qu’on voit l’intimité qu’il y a entre les deux protagonistes. L’éclairage dur et sombre et la caméra dans les espaces clos forcent le spectateur à se sentir prisonnier, tout comme Marie, dans sa maison.
Tout le récit est basé sur la volonté, le désir et un certain paradoxe. En effet, on peut voir Marie comme étant une femme contrôlée, mais malgré tout c’est elle qui joue le vraie rôle de manipulatrice. Au début du film, on présente la relation entre la mère et sa fille. L’action commence lentement afin de bien montrer le rapport qu’il y a entre les personnages. On ressent un drôle de malaise et une tension face à cette scène. Puis, le film change carrément de trajectoire dès que Marie et son préposé s’enferme dans la salle de bain. L’ambiance devient orange, chaude et l’intimité s’installe dans un tourbillon de passion entre les deux inconnus… Et on retourne habilement à la réalité par la suite.
Du côté du montage, la scène érotique est mise à l’avant avec les fondus enchaînés et constitue une ellipse qui étire énormément la durée du film. Sans dialogues, elle a beaucoup plus d’impact et les monteuses ont voulu garder les paroles pour donner de l’information seulement. Il y a très peu de sons, ce qui contribue au réalisme du film et la musique est seulement utilisée pour la scène érotique, afin de lui donner un ton particulier.
Ce qui est le plus frappant dans Marie Dormante, c’est le jeu des deux comédiens, Luc Picard et Marie-Hélène Montpetit. À l’écran, ils ont réussi à montrer une certaine affection et intimité. Luc Picard, dans le rôle du préposé, joue avec brio le personnage mystérieux qui se révèle, puis qui se laisse rejeter par la jeune femme à la manière d’une «escorte». Marie, quant à elle, se veut une muette au corps endormi au début du film, mais devient peu à peu la manipulatrice. Bref, Marie Dormante est beaucoup plus une performance d’acteur qu’une œuvre intéressante pour ses qualités techniques et esthétiques.
Cote : 6/10
mardi 20 mars 2007

Trash
Réalisatrice : Aude Weber Houde
Monteur : Alexandre Rochette
2003
Résumé
Ce court documentaire propose d’entrer dans la vie de Joachim, Jonathan et Serge, qui font le métier d’éboueur. À travers des images de leur quotidien et quelques entrevues, ils nous parlent de ce qui les a poussés à se lever à chaque matin pour faire ce travail épuisant et éreintant. Puis, la caméra se fait beaucoup plus intime et incite les trois protagonistes à parler de leurs rêves et de leurs perspectives d’avenir.
Bien évidemment, la caméra suit de très près les éboueurs dans leur labyrinthe de rues et de quartiers de la ville. Les différents et nombreux angles de prises de vue contribuent à donner un certain dynamisme au film, à lui donner la rapidité qui rappelle le métier d’éboueur. La lumière du jour ajoute au côté simple et naturel de la chose, car le but premier du film n’est certainement pas de montrer un côté technique saisissant, mais bien de montrer l’individu qui se cache derrière quelqu’un qui ramasse nos ordures.
Parlant de technique, le documentaire possède quelques lacunes sur ce plan. La prise de son est plutôt médiocre, mais on a quand même tenté d’arranger le tout en mettant des sous-titres au bas de l’écran pour ainsi mieux entendre les dialogues et les entrevues. À la longue, les bruits de camion deviennent agressant. Certains choix de la réalisatrice sont également à discuter. Par exemple, on entend l’intervieweuse une seule fois pendant le documentaire. Aussi, la petite mise en scène au début, quoique bien utile à la création d’un suspense, est mal réalisée. Finalement, certains propos peuvent être redondants.
Bref, malgré les quelques erreurs, Trash fait surtout ressortir le «vrai» du métier d’éboueur. Les personnages sont mis en valeur même s’ils font un travail peu reconnu par la société. L’humour et le drame se côtoient à merveille et la progression du récit amène des éléments très touchants.
Réalisatrice : Aude Weber Houde
Monteur : Alexandre Rochette
2003
Résumé
Ce court documentaire propose d’entrer dans la vie de Joachim, Jonathan et Serge, qui font le métier d’éboueur. À travers des images de leur quotidien et quelques entrevues, ils nous parlent de ce qui les a poussés à se lever à chaque matin pour faire ce travail épuisant et éreintant. Puis, la caméra se fait beaucoup plus intime et incite les trois protagonistes à parler de leurs rêves et de leurs perspectives d’avenir.
Bien évidemment, la caméra suit de très près les éboueurs dans leur labyrinthe de rues et de quartiers de la ville. Les différents et nombreux angles de prises de vue contribuent à donner un certain dynamisme au film, à lui donner la rapidité qui rappelle le métier d’éboueur. La lumière du jour ajoute au côté simple et naturel de la chose, car le but premier du film n’est certainement pas de montrer un côté technique saisissant, mais bien de montrer l’individu qui se cache derrière quelqu’un qui ramasse nos ordures.
Parlant de technique, le documentaire possède quelques lacunes sur ce plan. La prise de son est plutôt médiocre, mais on a quand même tenté d’arranger le tout en mettant des sous-titres au bas de l’écran pour ainsi mieux entendre les dialogues et les entrevues. À la longue, les bruits de camion deviennent agressant. Certains choix de la réalisatrice sont également à discuter. Par exemple, on entend l’intervieweuse une seule fois pendant le documentaire. Aussi, la petite mise en scène au début, quoique bien utile à la création d’un suspense, est mal réalisée. Finalement, certains propos peuvent être redondants.
Bref, malgré les quelques erreurs, Trash fait surtout ressortir le «vrai» du métier d’éboueur. Les personnages sont mis en valeur même s’ils font un travail peu reconnu par la société. L’humour et le drame se côtoient à merveille et la progression du récit amène des éléments très touchants.
Cote : 8/10
lundi 19 mars 2007
Infini
Réalisateur : Guillaume Fortin
Monteur : Stéphane Lafleur
2001
Résumé
Alors qu’une jeune fille lutte difficilement pour survivre, sa vie défile dans sa mémoire sous la forme de flashbacks… Selon une croyance bien connue, c’est ce qui se produit quand quelqu’un est sur le point de mourir. Mais est-il possible qu’une personne, au même titre qu’un monteur de film, s’occupe de cette tâche? Telle une œuvre cinématographique, notre vie serait en fait constituée de petits bouts de pellicules filmiques mis bout à bout dans nos têtes…
Nul doute qu’Infini est impeccable sur le plan de l’esthétique. Le monde du réel et de la fiction sont représentés de façon différente : les plans tournés à l’hôpital offrent un éclairage plutôt surexposé, pour donner un contraste blanc éclatant, et ceux tournés dans le cerveau de la jeune fille, qui offrent une ambiance très froide, très cadavérique. Le réalisateur a opté pour des gros plans et des très gros plans afin qu’on se sente très actif en tant que spectateur dans l’histoire. Ces plans, combinés au montage, contribuent à donner un grand sentiment de stress face à ce qui se déroule sous nos yeux, à la vitesse de l’éclair.
Le montage sonore contribue également à cet effet de tension. Sans aucune musique, les sons ajoutent au film une espèce de frénésie qui se mélange parfaitement à l’univers un peu étrange des deux mondes. Le montage image est aussi excellent, il y a de bonnes analogies visuelles, plusieurs mouvements et de raccords d’idées. Monté habilement de façon parallèle (confrontation efficace entre le réel et l’imaginaire), Infini est en fait un film entonnoir donnant beaucoup de fil à retordre au spectateur, qui doit toujours faire des liens entre les actions présentées. Donc, le montage est parfois discursif (car il est fragmenté et montre des raccords d’idées), parfois de correspondance (car il présente des connexions aléatoires et une certaine simultanéité entre les actions).
Finalement, il est peu dire que l’idée est totalement originale et que le scénario l’est tout autant. Au début, on ne comprend pas immédiatement vers où le film se dirige. Par la suite, on embarque à 100% dans l’histoire, jusqu’à la toute fin. Pour mieux apprécier, il est nécessaire de le voir deux ou trois fois, juste pour voir tous les détails, les raccords d’idées et les liens entre les images.
Cote : 9,5/10
Réalisateur : Guillaume Fortin
Monteur : Stéphane Lafleur
2001
Résumé
Alors qu’une jeune fille lutte difficilement pour survivre, sa vie défile dans sa mémoire sous la forme de flashbacks… Selon une croyance bien connue, c’est ce qui se produit quand quelqu’un est sur le point de mourir. Mais est-il possible qu’une personne, au même titre qu’un monteur de film, s’occupe de cette tâche? Telle une œuvre cinématographique, notre vie serait en fait constituée de petits bouts de pellicules filmiques mis bout à bout dans nos têtes…
Nul doute qu’Infini est impeccable sur le plan de l’esthétique. Le monde du réel et de la fiction sont représentés de façon différente : les plans tournés à l’hôpital offrent un éclairage plutôt surexposé, pour donner un contraste blanc éclatant, et ceux tournés dans le cerveau de la jeune fille, qui offrent une ambiance très froide, très cadavérique. Le réalisateur a opté pour des gros plans et des très gros plans afin qu’on se sente très actif en tant que spectateur dans l’histoire. Ces plans, combinés au montage, contribuent à donner un grand sentiment de stress face à ce qui se déroule sous nos yeux, à la vitesse de l’éclair.
Le montage sonore contribue également à cet effet de tension. Sans aucune musique, les sons ajoutent au film une espèce de frénésie qui se mélange parfaitement à l’univers un peu étrange des deux mondes. Le montage image est aussi excellent, il y a de bonnes analogies visuelles, plusieurs mouvements et de raccords d’idées. Monté habilement de façon parallèle (confrontation efficace entre le réel et l’imaginaire), Infini est en fait un film entonnoir donnant beaucoup de fil à retordre au spectateur, qui doit toujours faire des liens entre les actions présentées. Donc, le montage est parfois discursif (car il est fragmenté et montre des raccords d’idées), parfois de correspondance (car il présente des connexions aléatoires et une certaine simultanéité entre les actions).
Finalement, il est peu dire que l’idée est totalement originale et que le scénario l’est tout autant. Au début, on ne comprend pas immédiatement vers où le film se dirige. Par la suite, on embarque à 100% dans l’histoire, jusqu’à la toute fin. Pour mieux apprécier, il est nécessaire de le voir deux ou trois fois, juste pour voir tous les détails, les raccords d’idées et les liens entre les images.
Cote : 9,5/10
mardi 16 janvier 2007

Bee Dee Bop
Réalisateur : Alexandra Oakley
Monteur : Karine Paradis (image), Mathieu Lacourse (son)
2004
Résumé
Ce court métrage documentaire suit trois artistes créateurs de bd ayant chacun leur personnalité, leur propre style. On fait donc la connaissance de Henriette Valium, Éric Braun et Jimmy Beaulieu, qui nous entraîne dans leur petit quotidien, nous font part de leur grande passion pour la bd et nous montre comment cet art fait partie prenante de leur vie. Les trois bédéistes montréalais dévoilent tout au long du film leur travail en toute intimité et complicité avec la caméra.
La réalisatrice de Bee Dee Bop a choisi d’utiliser des gros plans sur les personnages, des plans rapprochés, des contre-plongées et de nombreux zooms pour créer une espèce d’intimité avec les trois protagonistes. Le tout est filmé à l’épaule, la caméra est chancelante lorsqu’elle suit les déplacements, mais tout ceci contribue largement au côté très underground du documentaire. Parfois l’éclairage est un peu sombre, mais concorde bien avec l’ambiance de sous-sol d’artistes…
Pour ce qui est du montage, il y a énormément de visuel, mais il y a très peu d’originalité. La monteuse aurait peut-être pu donner plus de style à son montage, un style rattaché à l’univers de la bd. Quant au son, la musique originale un peu jazzy donne une atmosphère particulièrement intéressante aux dessins des bédéistes.
On peut peut-être ajouter un point négatif au film : il y a un léger problème de structure, car on entre très lentement dans le «vrai» sujet du documentaire, bref on nous fait un peu tourner en rond inutilement au début du film et on a de la difficulté à comprendre ce qui se passe avant d’avoir rencontré les trois personnages. Malgré tout, ces derniers sont présentés de façon très dynamique, il est tout simplement attachant de voir à quel point ces artistes sont dévoués et passionnés par ce qu’ils font et surtout, de savoir qu’ils sont si connus dans le monde dans leur domaine et très peu connus ici.
Réalisateur : Alexandra Oakley
Monteur : Karine Paradis (image), Mathieu Lacourse (son)
2004
Résumé
Ce court métrage documentaire suit trois artistes créateurs de bd ayant chacun leur personnalité, leur propre style. On fait donc la connaissance de Henriette Valium, Éric Braun et Jimmy Beaulieu, qui nous entraîne dans leur petit quotidien, nous font part de leur grande passion pour la bd et nous montre comment cet art fait partie prenante de leur vie. Les trois bédéistes montréalais dévoilent tout au long du film leur travail en toute intimité et complicité avec la caméra.
La réalisatrice de Bee Dee Bop a choisi d’utiliser des gros plans sur les personnages, des plans rapprochés, des contre-plongées et de nombreux zooms pour créer une espèce d’intimité avec les trois protagonistes. Le tout est filmé à l’épaule, la caméra est chancelante lorsqu’elle suit les déplacements, mais tout ceci contribue largement au côté très underground du documentaire. Parfois l’éclairage est un peu sombre, mais concorde bien avec l’ambiance de sous-sol d’artistes…
Pour ce qui est du montage, il y a énormément de visuel, mais il y a très peu d’originalité. La monteuse aurait peut-être pu donner plus de style à son montage, un style rattaché à l’univers de la bd. Quant au son, la musique originale un peu jazzy donne une atmosphère particulièrement intéressante aux dessins des bédéistes.
On peut peut-être ajouter un point négatif au film : il y a un léger problème de structure, car on entre très lentement dans le «vrai» sujet du documentaire, bref on nous fait un peu tourner en rond inutilement au début du film et on a de la difficulté à comprendre ce qui se passe avant d’avoir rencontré les trois personnages. Malgré tout, ces derniers sont présentés de façon très dynamique, il est tout simplement attachant de voir à quel point ces artistes sont dévoués et passionnés par ce qu’ils font et surtout, de savoir qu’ils sont si connus dans le monde dans leur domaine et très peu connus ici.
Cote : 7,5/10
S'abonner à :
Messages (Atom)